La bière est une boisson alcoolisée obtenue par fermentation fabriquée à partir d'eau, de malt (orge germé et torréfié et/ou autres céréales) et de houblon.
Remontant à l'Antiquité (Celtes, Égyptiens), elle reste une boisson très populaire à travers le monde.
Pour produire de la bière, il faut certaines matières premières qui vont être transformées tout au long du processus de fabrication. Il est nécessaire de disposer :
* d'eau de très bonne qualité : l'eau constitue 80 à 90 % de la bière. Ses qualités sont donc très importantes, elles sont à l'origine de la clarté et du goût de la bière. Elle permet au malt et au houblon de libérer leurs sucres et leurs arômes ;
* de malt (essentiellement d'orge mais également de froment pour la Weizenbier), c'est ce malt qui défini les types de bierres (malt très torrifié pour les bieres brunes, moins torrifié pour les blondes,...) ;
* de houblon. Le houblon contient des acides qui stabilisent la bière et lui procurent son amertume, ainsi que des huiles essentielles qui enrichissent ses arômes.
D'autre part, on peut aussi utiliser :
* des grains crus (non maltés mais cuits, notamment du froment pour la bière blanche et le lambic) ;
* des épices telles que la coriandre, l'écorce d'orange, le chanvre, le miel...
Dans un verre, on trouve ainsi en moyenne :
* 35 cl d'eau ;
* 50 g d'orge ;
* 0,5 g de houblon ;
* et une pincée de levure.
La fermentation, étape importante de la fabrication de ce breuvage :
On distingue quatre types de fermentations :
* les bières de fermentation basse sont couramment appelées lagers. On les appelle souvent pils bien que cela soit un abus de langage, la pils étant en fait elle-même une lager ;
* les bières de fermentation haute sont appelées ales. Ces dernières ont des arômes plus complexes et peuvent atteindre un degré d'alcool plus élevé. Les ales et les lagers sont généralement fermentées grâce à des levures de cultures ;
* les bières de fermentation spontanée sont par contre fermentées grâce à des levures sauvages présentes naturellement dans l'air environnant. Le lambic est la seule bière encore produite de cette manière dans les pays développés. Il sert ensuite de base pour la fabrication du faro, de la gueuze et de bières fruitées telle la kriek ;
* les bières de fermentation mixte combinent la fermentation haute et la fermentation spontanée.
Certaines bières, notamment en Belgique, subissent une nouvelle fermentation après la mise en bouteille. Une levure différente de la première peut être ajoutée à cette occasion.
La couleur[1] résulte des types de malt de spécialité utilisés. À peine 10% de malt black patent, mélangé à un malt de base, est suffisant pour produire une bière noire comme l'ébène :
* les blondes brassées avec des malts blonds très pâles, donnant l'amertume et des arômes fruités et floraux avec une mousse abondante. La plupart des lagers sont des bières blondes ;
* les ambrées et les rousses brassées avec du malt légèrement torréfié, donnant une couleur oscillant entre l'or cuivré et le roux franc, procurant des saveurs caramélisées, des notes de réglisse et de noisette ;
* les brunes font généralement intervenir un malt torréfié, de couleur foncée variant du brun acajou au noir ébène. Au goût, un équilibre entre l'amertume des sucres caramélisés et celle du houblon ;
* les noires (principalement les stouts) à base de malts très torréfiés (malt noir de 1000 EBC, voir plus) ;
* les blanches sont originaires d'Allemagne[réf. nécessaire]. Elles doivent leur blond pâle à l'utilisation de froment.
Les bières sont naturellement troubles, cependant, la tendance actuelle tend à généraliser la filtration de la bière en post fermentation, ce qui explique la limpidité de nos breuvages actuels. C'est notamment le cas des pils ou de la Kölsch. À l'opposé de cette logique de marché, certains brasseurs continuent de produire des bières non, ou peu, filtrées. Les bières trappistes, qui sont fermentées une nouvelle fois durant leur période de garde, font parties de ces bières troubles. Une garde prolongée sans filtration permet d'obtenir une bière parfaitement limpide sans toutefois occasionner la perte de saveurs souvent obtenue lors de la filtration.
Pour information, les quantités consommées par an et par habitant :
Allemagne 161,5 L
Irlande 141,2 L
États-Unis 81,6 L
France 35,4 L